On accueille des réfugiés. On partage la chambre. L'assiette. Ils nous réveillent la nuit. Prennent beaucoup de place. On tente aujourd'hui de les raisonner. Mais on voit bien qu'ils font tout ce qu'ils peuvent pour rester encore un peu. Je pense même qu'ils envisagent de s'établir définitivement. Il semble qu'on soit bien chez nous. Maison des Milles qui, pour ce début de semaine, est devenue une véritable colonie de virus et de bactéries.
Thomas entre deux crampes d'estomac, les nausées de sa maman, et les quintes de toux du papa :
- Papa !
- Oui mon Titom ?
- Il faudrait que tu tailles mes crayons pour mes dessinations !