J'étais cette après-midi dans la steppe. Assis dans une carriole chahutée par un vieux cheval gris. Kouzmitchov était là. Avec le Père Christophe. Ils n'ont rien de commun, et ne s'entendent pas, passant leur temps à s'envoyer des phrases mauvaises au col et au front. Mais leur discorde n'avait rien tout à fait pour me déplaire, tant je me disais que je ne pouvais être d'accord avec aucun des deux. Au contraire, je me sentais bien. Dans un caftan de grosse toile sombre. A suivre du regard le mouvement des mains de Déniska, notre cocher, qui fouettait inlassablement sa bête.