A l'université, j'évoque auprès d'étudiants à tee-shirts qui présentent des messages révolutionnaires ou publicitaires le nom de Vandermonde, brillant mathématicien du dix-huitième siècle.
- Il était passionné de musique. Et a donné son nom à la société secrète des étudiants du Conservatoire National des Arts et Métiers.
- Nous aussi monsieur, on pourrait fonder notre société secrète !
- Ça démarre mal...
Théo aime un théorème. Jalouse, Vanessa s'en va !
Il aime les mathématiques. Surtout celles qui, sur de longues et fines droites parallèles, dessinent en sphères sensuelles les dérivées intégrales que dissimulent à peine d'infinitésimales dentelles. Assis à son trapèze, il les regarde et, derrière leurs lunettes en ellipse, devine les petits losanges qu'elles ont au fond des yeux. Il reste ainsi, tel un point fixe, immobile, par crainte une fois encore de les voir prendre l'ombrageuse tangente.