Il est trois ou quatre semaines que le même rituel se retrouve chaque matin. Quelques secondes, minutes tout au plus, avant que ne s'allument les violons de France Musique sur mon radio réveil, s'entendent de petits miaulements, murmures d'aigus et sans décibels, et puis encore gggrrrlllgggrrrlll, paisible, confiant, s'ouvrant au jour dans la première lueur de l'aube. Être magnifique et minuscule, qui s'éveille, d'une nuit de sept heures à sept heures. Et nous sans même plus l'émoi grandiose devant ce miracle de petit matin, sinon peut-être cette phrase : "Bonjour Dorian. Tu as bien dormi tu sais."