Nous ne sommes pas de ces anciens champions, héros antiques des stades, gloires passées qui lentement s'effondrent, et sous les huées quittent finalement le terrain lorsque le corps n'a plus aucun souffle. C'est pour cela qu'au faîte de notre carrière, au meilleur de tous nos championnats, nous décidons de quitter Montpellier cette année même où nous sommes premiers.
Dans les délires d'applaudissements et de larmes, aux cris de la foule en liesse, klaxons des automobiles à la rue de la Chênaie, Anne m'invite à arroser la victoire et sur la table ensommeillée du salon pose pour moi une tasse de thé.