C'est une sonnerie de téléphone. Le genre de celles qui ne répondent plus. Elle bourdonne encore de son bip abominable. Et semble depuis cinq jours heurter chacune de mes secondes.
Nous pensions tous qu'il avait déménagé, l'autre hiver, après la chute sous le poids de la neige du pin immense qui faisait de l'ombre à la terrasse. Mais voilà qu'à l'heure rougeâtre où le soleil se met à bailler, Korni, petit écureuil héros de nos histoires d'enfant, est reparu avec son agilité légendaire et la cape rousse que j'aime tant.