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Les mâts des bateaux en hachures dans le ciel de Sète avec, juste derrière, le vieux phare endormi. La criée s'étire le long d'un lacis de containers à ordures, et la nuit dépose les reflets de chacun des réverbères le long du grand canal. Il est une fenêtre haute juste devant la petite table d'un restaurant. Les façades de pierre en décor à notre menu, avec l'enfilade des barques et bateaux de pêcheurs dans le clapotis léger du vent. Une photographie de deux bandes grises. Et des voisins de table qui boivent l'un après l'autre le thé noir de Turquie. J'ai encore des papiers plein les poches, deux tresses blondes et une kermesse, une date en septembre comme un miroir à deux faces, des colonnes entières de cartons d'habits, de vaisselle et de livres. Et puis deux cent sept pas qui résonnent encore. Papiers qui dépassent de ma veste et que je pose un instant sur la table, un par un ou ensemble, comme pour les relire moi qui les connais par coeur. Anne les récite avec moi. Elle porte autour du cou un foulard rose, un foulard vaporeux, avec des coutures très fines, un peu arrondies et soyeuses. Je regarde ses cheveux blonds qui viennent s'y poser. Les hommes derrière nous ont fini leur thé. Deux femmes installées à la table qui prolonge la nôtre sont parties elles aussi. Il ne reste que nous dans la petite auberge, suspendue au-dessus des eaux de Sète et des longs trottoirs pavés dans la lumière orangée.

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F
Patou c'est vrai que les finales on dit qu'il faut pas les jouer ,il faut les gagner ... mais on se bat toujours pour y etre voire meme y retourner... c' est con le sport! Grosses pensées pour<br /> Bobo. le cousin STEPH
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