Elle est petite. Adossée à la colline, sans être bleue.
Dans la rue Charles Gounod, on la trouve au numéro 14, avec un jardin tout propret et une terrasse pour les repas ombragés. Les fenêtres sont à petits carreaux, et cela tombe bien car Anne avait posé l'exigence. Thomas, lui, a repéré tous les buissons pour les prochaines parties de cache-cache. Il a dit, comme pour me rassurer, que je ne le trouverai jamais. Moi, j'ai regardé la vieille dame et les larmes qu'elle versait au moment de signer le papier. Trente années de souvenirs dont nous héritons, avec en plus la niche près du portail et les pas japonais sur le gravier. Et aussi un grand sapin bleu pour le prochain Noël. Dedans, on a trouvé l'espace pour y loger nos meubles. Et puis de la lumière, qui entre et sort au gré du Mistral. On a commencé à répartir les chambres entre ceux qui sont nés. Et c'est encore une cheminée qui, du séjour, attendra pour l'hiver tous nos souliers.