La maison ne ressemble plus à grand chose. Ou plutôt si. A ces endroits où s'empilent les souvenirs de manière désordonnée, intime brocante et cabinet de curiosités. Le flocon de l'école de ski tout près de la piscine gonflable, un livre d'art danois, la photo d'un planeur, la passoire et notre imprimante. Il y a une tête de bois sculptée dans une traverse de chemin de fer, deux vieux vinyles des Beatles et une flûte traversière. Une énorme peluche en forme de poisson, un pèse-personne et les contes d'Ulysse et de la guerre de Troie. Sur le guéridon, près du carton des guirlandes et celui des alcools, une liste de prénoms, entourés de grands cercles pour certains, des ratures pour d'autres. L'ordinateur au milieu de la pièce repose en travers d'une table basse qui a perdu sa vitre. Il dit être prêt à tomber. Je lui trouve donc un espace au creux d'une caisse, entre les housses du canapé et une lampe Tiffany en forme de ballons qui s'envolent.
Plus de blog donc, pour quelques jours, et une pluie de remerciements aux lecteurs nombreux qui chaque jour ouvrent cette page.