Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

166

Il nous ont dit que nous devions attendre quarante-huit heures le temps qu'un technicien prenne contact avec nous. Lorsque nous les avons rappelés pour dire que personne ne s'était manifesté, ils nous ont dit qu'ils relançaient la procédure. Que nous devions attendre quarante-huit heures encore. Et comme cela plusieurs fois. Lorsque nous avons dit que nous en avions assez, ils nous ont dit que nous passions au niveau 2 des priorités d'intervention. Qu'il fallait attendre quarante-huit heures. Comme rien n'arrivait, que nous étions de moins en moins patients, qu'on avait arrêté de demander le temps qu'il faisait au Maroc, puis en Algérie, comme on disait que cela ne pouvait plus durer, il nous ont dit que nous passions niveau 3. Avec quarante-huit heures seulement à attendre pour que tout soit réglé. Comme nous avons dit que nous voulions sauter des étapes, atteindre un peu plus vite les niveaux 4, 5 et 6, comme nous disions que nous n'arrivions plus à les croire, que des quarante-huit heures il en était déjà beaucoup qui étaient passées, comme nous n'acceptions plus qu'ils nous disent encore d'attendre, ils ont raccroché. Comme nous les avons rappelés aussitôt, arrivant sur une autre voix, qui nous demandait pour la cinquantième fois au moins qui nous étions et pourquoi nous appelions, comme nous n'en pouvions plus, ils nous ont dit que nous passions niveau 2, qu'il suffisait d'attendre, quarante-huit heures. Comme nous avons parlé de Kafka, de monde imbécile, d'épuisement, de désir de révolte, et de décision de rupture de contrat, définitive et irréversible, c'est nous qui avons raccroché. Pour voir enfin, qurante-huit heures plus tard, que cela marchait. Enfin. Au moment précis où ils nous l'avaient annoncé. 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article