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Ils sont deux, un petit et un grand. Aussi grand ce dernier qu'il est possible pour, deux chaises empilées l'une sur l'autre, arriver à voir son menton dépasser de la table. Le petit est vraiment petit. Tout ce qu'il aime est sourire. Il est au bras de sa mère. Le grand, lui, mord dans un croque-monsieur et montre un cahier d'activité où doivent s'entourer tous les mots contenant le son "L". Je viens d'écrire, comme le font les maîtresses de grands, un "tb" en haut de la page. Il y a un verre de vin blanc, juste assez de soleil pour tenir sans avoir froid, et la petite fenêtre en berceau, ses carreaux minuscules, et la cohue alignée des pots de fleurs et petits arrosoirs colorés sur le rebord de pierre. Le mercredi offre toujours à qui sait les prendre ce genre de moment. Le petit voyant que les grands mangent réclame à son tour. Il est au sein lorsque le grand sort trois playmobil et un cheval du sac à langer ; ils feront les cochons bâtisseurs de maisons, le cheval sera loup, méchant et affamé, surnommé Ouragan. La salière s'invite. Elle s'offre pour être avec avantage un chasseur, une petite cuillère en grand-mère, et un sucre traverse le bois coiffé d'un chaperon rouge. Nos salades englouties, restent les soucoupes et les tasses à café pour les tours du donjon. Bruit d'épée et de chevaliers qui franchissent les ronces, et petit garçon, le grand faut-il lire, soudain blotti effrayé par le dragon. On reste encore un moment. Les branches des platanes font des jeux d'ombre et de lumière à nos fronts. Et deux pigeons tournent l'un contre l'autre au sommet de vieille fontaine. 

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