Ils ont fait une cicactrice. Avec des machines à chenilles et de grandes lames, toute une forêt qu'ils ont mise par terre. On voit les grumes empilées comme des allumettes rangées dans leur boîte. La terre est pleine de gerçures, retournée par la nausée. Là, j'y voyais des lapins courir de leurs pattes rapides, sautant par dessus les buis, puis filant sous de vieux pins penchés sur eux comme des aïeuls bienveillants. Il ne reste que des écorchures, des branches broyées, et le vacarme hurlant qui se devine déjà de la route large, quatre voies qu'ils disent fièrement, qu'ils vont faire bientôt.