Il regardait le contour des mots, leur forme, leur longueur. Cela comme on ferait de la grille d'un balcon en fer forgé. Les petites boucles et les longues jambes. Les contours noirs sur le vide de la page. Il suivait la ligne des arabesques comme l'horizon d'une aquarelle, y trouvait certaines beautés, se faufilant parmi les ombres d'une forêt calcinée. Et plus il avançait, plus il se sentait disparaître, phagocyté par le texte, jusqu'à ne plus rien savoir de ce qu'il était dans ce qu'étaient les mots.