La fenêtre s'ouvre sur une façade orangée d'où descendent en miroir de longues parois vitrées. Je regardais un grand sapin qui demeurait immobile tandis qu'un peu plus loin les branches hautes d'une rangée de peupliers se balançaient sous le vent. La fenêtre fermée ne m'apportait que le silence de cette chambre de deuxième étage. Mais le mouvement du feuillage, en allées et venues régulières, évoquait un bruit de ressac. Et j'étais moi dans le ciel de printemps parmi tous les verts bruissants du feuillage pour entendre, à chaque nouvel assaut du mistral, le flux et le reflux des vagues lorsqu'elle viennent et se brisent aux contours de la plage.
Mathilde ce soir, en plus d'une poésie d'Edmond Rostand, a donné à son Papy la première version d'un dessin à deux personnages - une petite fille et son grand-père - transmise par voix de téléphone.