Quelle que soit la longueur des fleuves, on cherche toujours à les remonter. Un étrange trajet qui, loin des embouchures majestueuses et d'une entrée vers vers l'océan, conduit vers un filet d'eau et deux pierres fendues, comme l'essentiel trouvé dans un goulet.
Ce trajet fluvial, c'est à pied que je le fais. Il suit des chemins que je ne connais pas et, de tout ce que j'ai franchi déjà, recèle peut-être encore de nouveaux paysages, versant d'un adret ou plongeon de granit rose.
Le sentier de halage est parsemé d'empreintes. Elles font dans cette longue solitude comme une présence, sentiments contradictoires en baluchon au bord de l'eau.